La Guerre et le Réchauffement Climatique: Quelle menace?

Simon Pierre Alissa                                 Avril 2025

Chemin de croix en Ukraine : 14 stations pour méditer la Passion du Christ au cœur de la guerre © Le pèlerin

La guerre et le réchauffement climatique sont intimement liés. Les conflits armés aggravent la crise environnementale, tandis que le changement climatique alimente les tensions géopolitiques. Comment la guerre aggrave le réchauffement climatique et inversement ? Quels en sont les causes et les conséquences ? Pourquoi les pays en guerre sont les plus vulnérables aux changements climatiques ? Ce cercle vicieux menace à la fois la sécurité des pays et l’équilibre écologique de la planète. La guerre constitue un facteur majeur engendrant des dysfonctionnements perpétuels dans le quotidien des populations, limitant les actions de lutte contre le réchauffement climatique. La guerre renforce les inégalités sociales et économiques, rendant encore plus difficile l’accès à l’éducation et à la sensibilisation sur les enjeux environnementaux. Dans cet article, découvrez les liens étroits entre la guerre et le réchauffement climatique.

La guerre et le réchauffement climatique : un champ de bataille écologique

Armements et pollutions environnementales

Sommes-nous réellement au seuil d’une guerre mondiale? © lesaffaires.com

Les guerres modernes utilisent des armes qui posent de graves problèmes environnementaux. Les munitions, drones et armes chimiques sont fabriqués avec des matériaux synthétiques et des métaux lourds, comme le plomb et le mercure. Ces substances polluent les sols et les eaux lors des combats.
Les explosions et bombardements libèrent aussi des particules fines et des gaz toxiques. Cela augmente la pollution de l’air et aggrave le réchauffement climatique.
La destruction d’infrastructures, comme les usines ou sites pétroliers, entraîne souvent des fuites de produits nocifs. Cela entraîne une pollution durable et des déséquilibres écologiques irréversibles.
Ainsi, les armes ne causent pas seulement des dégâts immédiats. Elles ont aussi des impacts durables sur la santé des écosystèmes et sur le climat mondial.

Déforestation et perte de biodiversité

Les opérations militaires causent une destruction massive des écosystèmes et de la biodiversité, avec des impacts graves et durables. D’une part, les conflits armés entraînent une déforestation importante, d’autre part, l’utilisation d’armes lourdes et d’explosifs détruit les habitats naturels.
Les bombes et obus libèrent des métaux lourds, des hydrocarbures et d’autres substances toxiques. Ces polluants contaminent l’environnement, perturbent les chaînes alimentaires et éliminent des espèces animales et végétales.
Les déplacements de troupes et la construction de routes ou de bases fragmentent les écosystèmes. Cette fragmentation réduit la diversité génétique et fragilise les espèces, augmentant leur risque d’extinction locale. Face à de brutaux changements environnementaux, la résilience globale des écosystèmes est affaiblie.
Les terres agricoles sont également affectées. Ces contaminants s’infiltrent dans le sol, altérant sa structure et sa fertilité, rendant ces terres impropres à la culture. Parallèlement, les cours d’eau sont contaminés par des débris militaires, des produits chimiques et des déchets organiques issus des camps militaires.
Cette pollution a des répercussions sur la faune aquatique et les populations humaines qui dépendent de ces ressources pour l’eau potable et l’alimentation. La destruction des infrastructures hydrauliques empire la situation, limitant l’accès à l’eau potable et aggravant la propagation des maladies.
Ces perturbations causent une perte de biodiversité. Les écosystèmes deviennent moins résilients face aux changements climatiques, augmentant la vulnérabilité des populations humaines.

Comment la guerre empêche l’adaptation au changement climatique ?

Pays en guerre : des territoires vulnérables

Les pays en conflit sont particulièrement vulnérables face au changement climatique. Les crises environnementales et sécuritaires s’entremêlent, aggravant la situation. Ces nations, souvent marquées par une gouvernance fragile, des infrastructures détruites et des institutions affaiblies, subissent de plein fouet l’augmentation des températures, les sécheresses, les inondations et d’autres événements climatiques extrêmes.
Dans ces conditions, les ressources naturelles, déjà mises à mal par la guerre, deviennent encore plus rares. L’agriculture, pilier de l’économie locale, souffre de la dégradation des sols et du manque d’eau potable, amplifiée par les aléas climatiques. De plus, les conflits empêchent la mise en place de mesures d’adaptation et perturbent les réponses aux catastrophes naturelles.
Les populations déplacées par la guerre sont particulièrement exposées aux conséquences du réchauffement climatique. Réfugiées dans des camps souvent surpeuplés, elles font face à des conditions de vie précaires, avec un accès limité à l’eau potable et aux infrastructures sanitaires.
Ainsi, un cercle vicieux se met en place : le changement climatique exacerbe les tensions existantes, alimentant les conflits, qui à leur tour rendent toute action climatique plus difficile. Les efforts d’adaptation sont souvent relégués au second plan, car les gouvernements se concentrent sur la sécurité immédiate. En conséquence, ces populations, déjà marginalisées, restent exclues des initiatives en faveur du climat, rendant leur situation encore plus critique.

Migration forcée et tensions accrues

Les conflits armés ont un impact majeur sur les mouvements de population, provoquant des déplacements massifs et prolongés. À la recherche de sécurité et de meilleures conditions de vie, de nombreuses personnes fuient les zones de combat, que ce soit à l’intérieur de leur pays (déplacés internes) ou vers l’étranger (réfugiés). La destruction des infrastructures essentielles, comme les hôpitaux, les écoles et les réseaux d’approvisionnement en eau et en nourriture, aggrave cette situation. En plus de forcer l’exil, les guerres accentuent les inégalités, la pauvreté et la dégradation de l’environnement.
Ces migrations ont aussi un impact environnemental considérable. L’afflux de populations dans les zones d’accueil exerce une pression croissante sur les ressources naturelles, accélérant leur surexploitation. Dans les zones rurales, l’augmentation des besoins en terres cultivables entraîne la déforestation, l’érosion des sols et une perte de biodiversité. Dans les zones urbaines, la surpopulation intensifie la pollution de l’air et de l’eau. Elle est souvent aggravée par des infrastructures sanitaires insuffisantes et une mauvaise gestion des déchets.
Cette tension sur les ressources peut engendrer des conflits entre populations locales et nouveaux arrivants. Lorsque les ressources se raréfient, les habitants peuvent voir les migrants comme des rivaux, alimentant ainsi des tensions sociales et ethniques. Par ailleurs, les gouvernements peinent à répondre à la demande croissante en services publics, notamment en matière d’éducation, de santé et d’eau potable.
La migration forcée due à la guerre ne constitue donc pas seulement une crise humanitaire, mais aussi un défi environnemental majeur. Une réponse coordonnée est essentielle pour limiter l’impact de ces déplacements sur les écosystèmes et garantir des conditions de vie dignes aux populations concernées.

Un regard sur l’accord de Paris

Le changement climatique s’accélère et ses impacts deviennent de plus en plus graves pour les écosystèmes et les sociétés humaines. Face à cette menace croissante, certains pays adoptent progressivement des solutions durables. Ils investissent notamment dans les énergies renouvelables, comme le solaire, l’éolien et l’hydraulique, tout en mettant en place des mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et renforcer l’adaptation aux effets déjà inévitables.
Lors de la COP21 en décembre 2015, l’Accord de Paris a marqué un tournant dans la lutte contre le changement climatique. Cet engagement mondial vise à limiter la hausse des températures bien en dessous de 2 °C par rapport à l’ère préindustrielle, avec un objectif idéal de 1,5 °C. Pour y parvenir, chaque pays doit renforcer ses actions en faveur du climat afin de protéger les générations futures et accélérer la transition vers une économie plus durable.
Cependant, la mise en œuvre de cet accord est entravée par des conflits, des crises économiques et des tensions sociales. Les guerres et les violences qui éclatent dans le monde affaiblissent la coopération internationale et fragilisent les populations déjà exposées aux effets du changement climatique.
Aujourd’hui, les enjeux de sécurité prennent souvent le pas sur les préoccupations environnementales. L’insécurité se manifeste sous différentes formes : conflits armés, migrations forcées ou tensions liées à la raréfaction des ressources naturelles. Ces crises, en plus d’aggraver la vulnérabilité des nations en difficulté, ralentissent la mise en place de politiques climatiques efficaces.

La guerre et le réchauffement climatique sont indissociables. Les conflits aggravent la crise écologique, tandis que les bouleversements climatiques alimentent les tensions mondiales. Agir pour la paix et la protection de l’environnement est indispensable pour garantir un avenir viable. La coopération internationale doit renforcer la lutte contre le réchauffement climatique, y compris dans les régions en guerre, pour préserver notre planète et assurer un avenir plus sûr.

Impact Environnemental des Bombardements sur le Climat de Goma

Simon Pierre Alissa

Les armes lourdes utilisées par l’armée à proximité de la ville de Goma ont un impact sur l’atmosphère et influencent les conditions météorologiques locales. Lorsque des bombardements ou des explosions se produisent, ils libèrent une grande quantité d’énergie dans l’atmosphère, ce qui entraîne des changements dans la pression et la température de l’air. Ces variations provoquent des perturbations dans les systèmes météorologiques environnants.

Les particules et les gaz émis par les explosions servent de noyaux de condensation pour la formation des nuages. Cela signifie que les particules créées par les débris et les explosions facilitent la condensation de l’humidité présente dans l’air, contribuant ainsi à la formation de petites pluies ou d’averses imprévues au-dessus de Goma et ses environs. Ces phénomènes sont souvent observés après des bombardements intensifs, où des pluies légères peuvent tomber même dans des conditions qui ne seraient normalement pas propices à la pluie.

simonpierrealissa@gmail.com

EACOP project and global warming

Simon Pierre Alissa

Currently all of humanity faces complex problems imposed by a devastating scourge that threatens global security. Its current impacts are observed on all continents and in all oceans in general, a large number of natural systems are affected by regional climate changes due to an increase in temperatures which lastingly modifies weather balances and ecosystems. The effects observed on the meteorological disturbance; the abnormal rise in temperatures, the increase in sea level, the impacts on the natural system have serious repercussions on the social life of the world population. These climatic upheavals are largely linked to global warming of the planet, in which various human activities are responsible. Entire populations are already experiencing the significant impacts of climate change, including unpredictable weather variations.
The pace of climate change is accelerating, notwithstanding the implementation of mitigation and adaptation policies and the succession of party conferences (COP), this fatal acceleration is also favored by the greed of major polluters (great powers) and some major companies on the planet.
In December 2015, during COP21 in Paris; countries adopted the Paris Agreement to address climate change (providing an opportunity for every country to strengthen the global response to the threat of climate change). All countries agreed to work to limit the increase in global temperature to well below 2ᵒC and, given the severity of the risks, to strive to reach a maximum of 1.5ᵒC.
Strict implementation of this agreement is very essential for achieving the Sustainable Development Goals and includes a roadmap for climate action.

Under the eyes of major decision-makers, the French giant TotalEnergies is largely involved in the mega-oil project EACOP (the black gold located in abundance in Lake Albert is the object of covetousness, the presence of the equivalent of 6.5 billion barrels of crude oil, of which 2.2 are recoverable). The East African Crude Oil Pipeline will transport crude oil from the shores of Lake Albert, so it passes through Uganda and Tanzania to the port of TANGA. This represents a huge pipe heated over 1443 km. This project will create six oil fields. Talenga also plans to drill approximately 400 wells from 31 locations, with the aim of extracting between 190 and 220,000 barrels per day and transporting it via what will be the largest heated oil pipeline in the world. The total implementation of this project could bring the pollution estimate to 33 million tonnes of CO2 per year, or more than thirty times the annual emissions of Uganda and Tanzania combined.

This major project which goes against the Paris agreement crosses key species for biodiversity, with rich but endangered fauna and flora.
The massive loss of trees in this region is currently having very dangerous effects; it will not only cause a sudden rise in temperature but it will also facilitate environmental pollution. The planet is getting warmer day by day due to the lack of forests. Trees play an important role in reducing carbon dioxide in the air. The world is facing an environmental crisis due to the destruction of hundreds of forests, the growing process of industrialization has polluted the air we breathe, a large number of factories are operating and polluting the environment. Therefore, the easiest way to combat another increase in pollution and carbon dioxide is to not encourage the full implementation of this project.
This gigantic project will make the daily lives of several people difficult not only by forcing them to leave their land but also because of a changing climate and environment, a tragic phenomenon which can weaken the economies of several families and indirectly increase the risk of conflict: (For example: when farmers find themselves forced to abandon their fields, they will have difficulty finding sufficient provisions and sharing resources which are depleting due to an uncertain situation imposed by the EACOP project, In the long run, this can give rise to tensions, especially in places without strong government and inclusive institutions. The intensification of these tensions can cause armed attacks which can subsequently cause contamination of soil, land and water. water, or releasing pollutants into the air (These disastrous situations weaken people’s resilience and their ability to adapt to climate change.)

Current climate change is forcing humanity to change its way of life and adopt moderation, especially in the exploitation of certain natural resources. Leaning towards renewable energies is therefore very necessary.
Renewable energies are produced from sources such as the sun’s rays or wind, which are unlimited on a human scale. Although they are sometimes criticized for their low energy efficiency compared to fossil fuels, they still have ecological advantages. For example, electricity produced from renewable energy production sources emits very little C02, especially when compared to fossil fuels such as coal. For this reason, they are a solution to global warming and an essential tool in the fight against this scourge. They are also considered a factor of resilience because they enable carbon-free and decentralized production.
These helps improve energy security by reducing countries’ dependence on imported fossil fuels. Renewable energy sources are often more geographically diversified, reducing the risk of supply disruption. Countries heavily dependent on energy imports find themselves facing energy security problems such as supply shortages or high prices.

illustrative picture © youth for green nature
illustrative picture © WE DEMAIN

simonpierrealissa@gmail.com

Le projet EACOP et la crise climatique

Simon Pierre Alissa

Actuellement l’humanité entière se heurte aux problèmes complexes imposés par un fléau qui menace la sécurité mondiale. Ses impacts actuels sont observés sur tous les continents et dans tous les océans en général, le système naturel est touché par des changements climatiques régionaux dus à une augmentation des températures qui modifie durablement les équilibres météorologiques et les écosystèmes. Les effets constatés sur la perturbation météorologique ; l’élévation anormale des températures, l’augmentation du niveau marin, les impacts sur le système naturel ont des graves répercussions sur la vie sociale de la population mondiale. Ces bouleversements climatiques sont en grande partie liés au réchauffement global de la planète dans lequel la responsabilité de différentes activités humaines est engagée. Des populations entières subissent déjà les impacts importants du changement climatique, notamment des variations météorologiques imprévisibles etc.                                                                               

Le changement climatique s’accélère malgré les politiques d’atténuation et les conférences des partis (COP). Cette situation est aggravée par l’avidité des grandes puissances et des multinationales, qui continuent de polluer à grande échelle.

Sous le regard des grands décideurs, le géant français TotalEnergies s’engage résolument dans le méga-projet pétrolier EACOP, qui vise à exploiter les riches ressources en pétrole du lac Albert, où l’on estime la présence de 6,5 milliards de barils de pétrole brut, dont 2,2 milliards récupérables. Cet oléoduc, long de 1 443 km, transportera le pétrole brut depuis les rives du lac Albert à travers l’Ouganda et la Tanzanie jusqu’au port de Tanga. Cependant, l’ampleur de ce projet soulève des préoccupations environnementales majeures : les émissions de gaz à effet de serre pourraient atteindre jusqu’à 33 millions de tonnes de CO2 par an, un chiffre qui dépasse de plus de trente fois les émissions annuelles combinées de l’Ouganda et de la Tanzanie. Ce contraste entre développement économique et préservation de l’environnement interpelle et met en évidence les enjeux importants liés à la transition énergétique dans la région. Cet éléphantesque projet qui va à l’encontre de l’accord de Paris traverse des espèces clés pour la biodiversité, avec une faune et une flore riches mais en danger. 

La perte massive des arbres dans cette région a pour le moment des effets très dangereux, elle va non seulement provoquer la hausse brutale de la température mais elle facilitera également une pollution de l’environnement. La planète se réchauffe de jour en jour en raison du manque de forêts. Les arbres jouent un rôle important dans la réduction du dioxyde de carbone dans l’air. Le monde est confronté à une crise environnementale due à la destruction de centaines de forêts, le processus croissant d’industrialisation a pollué l’air que nous respirons, un grand nombre d’usines fonctionnent et polluent l’environnement. Par conséquent, le moyen le plus simple de lutter contre une autre augmentation des pollutions et le dioxyde de carbone est de ne pas encourager l’exécution totale de ce projet.

Ce gigantesque projet rendra difficile la vie quotidienne de plusieurs personnes non seulement en les obligeant à quitter leurs terres mais aussi à cause d’un climat et un environnement changeant, un phénomène tragique qui peut affaiblir les économies de plusieurs familles et accroître indirectement le risque de conflit :  (Par exemple : lorsque les agriculteurs se retrouveront contraints d’abandonner leurs champs, ils auront du mal à trouver suffisamment des provisions et à partager des ressources qui s’appauvrissent en raison d’une situation incertaine imposée par le projet EACOP, à la longue, cela peut faire naître des tensions surtout dans les lieux dépourvus de gouvernement solide et d’institutions inclusives. L’intensification de ces tensions peut occasionner des attaques armées qui peuvent par la suite provoquer une contamination des sols, des terres et de l’eau, ou libérer des polluants dans l’air. (Ces situations désastreuses affaiblissent la résilience des personnes et leur capacité à s’adapter au changement climatique.)

Les changements climatiques actuels obligent l’humanité à changer son mode de vie et adopter une modération surtout dans l’exploitation des certaines ressources naturelles. Se pencher vers les énergies renouvelables est donc très nécessaire.
Bien qu’elles soient parfois critiquées pour leur faible rendement énergétique par rapport aux énergies fossiles, elles ont des avantages sur le plan écologique. Par exemple l’électricité produite à partir de sources de production d’énergies renouvelables émet très peu de C02 notamment lorsqu’on la compare aux énergies fossiles comme le charbon. Pour cette raison, elles sont une solution au réchauffement climatique et un outil indispensable de la lutte contre ce fléau. Elles sont aussi considérées comme un facteur de résilience car elles permettent des productions décarbonées et décentralisées.                                                             Ces dernières aident à améliorer la sécurité énergétique en réduisant la dépendance des pays aux importations de combustibles fossiles. Les sources d’énergie renouvelables sont souvent plus diversifiées géographiquement, réduisant ainsi le risque de perturbation de l’approvisionnement. Les pays dépendant fortement des importations d’énergie se retrouvent confrontés à des problèmes de sécurité énergétique tels des pénuries d’approvisionnement ou des prix élevés. 

Projets Tilenga & EACOP : agir en toute transparence 2023

Image d’illustration © youth for green nature
Image d’illustration © WE DEMAIN

simonpierrealissa@gmail.com

UNE RAISON DERRIÈRE CETTE FORTE CHALEUR À GOMA

Img d’illustration © Habari RDC

Par SIMON PIERRE ALISSA

Située à l’Est de la RD Congo sur la rive nord du lac Kivu et à 1500m d’altitude dans la vallée du rift, la ville touristique est bâtie sur d’anciennes coulées de lave issues de la chaine volcanique de Virunga et principalement sur celles du volcan Nyiragongo (wikipédia).  

Depuis un certain temps, la chaleur s’est installée de manière persistante dans la ville, accompagnée d’un anticyclone qui bloque tout système météorologique. Les températures ont grimpé de façon continue, créant des journées étouffantes et des nuits chaudes. Les habitants ressentent l’impact de cette vague de chaleur, avec des records de température battus et une atmosphère lourde et pesante. Cette situation extrême est le résultat des phénomènes météorologiques qui provoquent des augmentations soudaines de la température dans la ville et ses environs, notamment les vagues de chaleur, les inversions de température et les vents chauds.

Les vagues de chaleur sont généralement causées par des conditions météorologiques stationnaires qui entraînent une accumulation de chaleur sur une période donnée. Elles sont amplifiées par le réchauffement climatique et l’effet d’îlot de chaleur urbain. En ville de Goma, ces vagues de chaleur sont influencées par des phénomènes météorologiques tels que des anticyclones persistants qui bloquent les systèmes météorologiques et empêchent la dissipation de la chaleur.
Les inversions de température se produisent lorsque l’air chaud est piégé près du sol par une couche d’air plus froid au-dessus. Ce phénomène survient généralement la nuit lorsque le sol se refroidit rapidement, mais que l’air en altitude reste plus chaud, créant ainsi une inversion de température. Dans notre contexte, ces inversions sont provoquées par des conditions météorologiques stables qui entravent la circulation de l’air et la dispersion de la chaleur.
Quant aux vents chauds, ils sont associés à des systèmes de haute pression ou à des vents descendant provenant de régions plus chaudes et sèches, contribuant ainsi à l’élévation des températures dans la ville.

Au-delà de ces considérations, il est essentiel de prendre conscience que le réchauffement climatique global est un élément déterminant dans l’augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes tels que ces vagues de chaleur, ces vents chauds et ces inversions de température. Il est donc impératif que la population soutienne les initiatives environnementales afin de limiter les effets de ce fléau qui représente une menace pour la sécurité mondiale. 

Img d’illustration ©kivumorningpost

simonpierrealissa@gmail.com   +243977856755

Universalis: formation des anticyclones 2023